• 707 visits
  • 31 articles
  • 600 hearts
  • 1479 comments

Berlioz 26/05/2018


Né le 26 mai 1997, Berlioz était un minet blanc et roux qui passait son temps à chasser. Câlin, il adorait par dessus tout les croquettes qu'il dévorait avec gourmandise. Après un bon repas, ce chat faisait une petite sieste sur un lit, sur un fauteuil ou dans un panier mais même profondément endormi, il ne dormait que d'une oreille.

Formé par Themys, l'aînée de la famille, Berlioz allait à son tour passer dans la peau du professeur et s'occupa de son élève Chipie. Ainsi, il lui apprit comment se comporter avec les autres animaux du foyer, à être un petit peu moins craintive avec ses maîtres et il lui ramener même des proies vivantes pour qu'elle voit de ses propres yeux ce qui vivaient dans les champs voisins.

Après une vie bien remplie riche en émotions, ce doux minet s'éteignit en mars 2016 à l'âge de dix huit ans et depuis le Paradis des Chats, il continua de veiller sur les êtres chères à son c½ur.

Tags : Anniversaire - Berlioz - Chat - Souvenir

5 mois d'existence 21/05/2018


Aujourd'hui, mon compte célèbre ses 5 mois et à cette occasion, j'ai décidé de faire cet article pour cet événement. Depuis quelques semaines, je me suis remis à l'écriture de ma fiction et le temps qu'on puisse dire, c'est qu'une poignée d'ami(e)s semblent apprécier le contenu de cette histoire que j'ai réécris pour cette année mais ce n'est pas le thème du jour.

En ce lundi de Pentecôte, je tiens à remercier tou(te)s mes ami(e)s pour leurs nombreuses visites, pour leurs nombreux commentaires et aussi pour tous ces kiffes que j'ai reçus ces dernières semaines. J'avais évoqué lors d'un précédent événement similaire mon intention d'être plus présent et je tiens à faire remarquer que se fut le cas. Peut être que tu as l'impression que je ne passe pas souvent mais sache que je me connecte dès que possible pour répondre ou pour écrire.

Du coup, pour les "contacts" que j'ai ici, il va falloir me supporter encore un peu, car tant que j'ai la possibilité de me connecter, je continuerais de publier (30) des thèmes qui me tiennent à c½ur. D'ailleurs, même si j'écris un petit peu moins, je peux faire des histoires pour certain(e)s, il suffit juste de me le demander mais il faut que je connais le support choisi, car sinon, il me sera difficile d'inventer quelques chose à son sujet.

Tags : 5 mois d'existence - Anniversaire - Skyrock - Themys1987

Chapitre 02 20/05/2018


En arrivant en vue de sa demeure, située à la lisière du bois, l'homme pensait pouvoir se débarrasser de ses deux jeunes demoiselles qui n'avaient cessé de s'échanger des coups de pieds depuis qu'il les avait bâillonné et attaché mais bien vite ses réjouissances se dispersèrent avec le vent. En effet, malgré toutes ses précautions pour ramener le calme entre elles, celles ci étaient dans un sal état, la faute à leur attitude et à leur manie de se porter des coups avec leurs pieds. S'approchant d'abord de la blondinette, celui ci détacha la corde qui maintenaient ses poignets et avant qu'il ne puisse en faire de même avec l'autre, elle se jeta dessus pour lui faire comprendre sa ranc½ur d'avoir été traité de la sorte mais une fois de plus, Misa se retrouva soulever et elle valsa au dessus de son bienfaiteur sans prévenir, sa chute fut quelques peu douloureuse lorsque son corps se fracassa sur le sol dur. Témoin une nouvelle fois de la scène, la brunette ne comprenait pas ce qui s'était produit et pourtant, en réfléchissant, elle avait déjà vue cette chose se produire mais il avait prétexté une maladresse de son amie, était-ce bien le cas ou y avait-il une autre raison ?

... : Tu remercie toujours les autres en les agressant ?
Misa : Vous remerciez ! Pourquoi ferais-je une chose pareille alors que vous m'avez attaché ?
... : Le coin est dangereux, alors me balader avec deux gamines qui ne cessent de se chamailler pour des broutilles, ce n'est pas l'idéal pour passer inaperçue. En plus, aucune de vous deux ne m'avez laissé le choix, alors j'ai agis de la façon la plus adéquate pour rétablir le silence.
Misa : Et vous pensez que je vais accepter cette explication ! Vous m'avez attaché les mains et en me libérant, vous m'expédiez par terre et je n'ai droit à aucunes excuses de votre part mais de qui vous moquez vous ?
... : Je commence vraiment à regretter de t'avoir tirer des griffes de cette bête, si elle t'avait dévoré, je pourrais continuer à profiter de ma tranquillité au lieu de devoir te répondre.

Ses paroles la firent réagir et la blondinette fonça sur l'homme pour les lui faire ravaler ses mots mais avant d'avoir eut le temps de l'attraper, elle connut un sort similaire à ses précédentes tentatives et se retrouva encore une fois catapulter sur la terre dure. Après cet épisode, il s'approcha de Prunelle, passa dans son dos et lui desserra la corde qui maintenait aussi ses poignets. Là, elle resta sans bouger, peut être de peur de connaître la même expérience que son amie.

... : Il y a un problème ? Ha ! Tu as peur de valser mais tu n'es pas aussi maladroite qu'elle !
Prunelle : Je ne sais pas ce que vous lui avez fais mais je doute qu'il s'agit d'un simple mauvais appui.
... : Quelle chance ! Je suis tombé sur une observatrice.
Prunelle : Vous êtes sérieux lorsque vous dites ce genre de chose ?
... : Non, absolument pas !

En les observant discuter, Misa se remit de ses émotions et se releva en reprenant appuis sur ses jambes. A l'aide de ses mains, elles ôta toute la poussière qui s'était amassée sur ses habits, puis continua de pester contre lui mais de telle manière que ses propos étaient à peine perceptible pour l'oreille mais quelle ne fut pas sa stupeur de le voir réagir.

... : Tu parles toujours de cette façon aux personnes qui te sauvent la vie, petite !
Misa :Vous avez entendu ce que j'ai dis ?
... : Je ne suis pas sourd et ses propos sont blessants !
Misa : Dans ce cas, dites-moi ce que je viens de dire sur votre dos ?
... : Il ne faut mieux pas traumatiser ton amie avec tes propos !

L'homme s'éloigna des deux jeunes demoiselles et s'engouffra dans son foyer, il avait refusé de révéler ses paroles qu'il avait cru discerné dans la bouche de cette gamine et ce ne fut qu'en claquant la porte qu'elle prit conscience que ses dires avaient bel et bien étaient perçus. Le silence s'installa alors laissant ainsi les bruits des animaux de la forêt se faire entendre, ce qui eus pour conséquence de mettre mal à l'aise les deux amies. Soucieuse de connaître l'échange que ses oreilles n'avaient pas capté, elle se rapprocha de la blondinette afin de lui poser quelques questions.

Prunelle : Qu'as-tu dis pour le faire réagir de la sorte, Misa ?
Misa : Tu n'as pas entendu ce que j'ai dis alors que lui, il est parvenu à les entendre !
Prunelle : Je ne sais pas mais je voudrais bien que tu me dises ce que tu as marmonné de cette façon.

Soudain des voix provenant de la bâtisse se mirent à raisonner et le moins que l'on pouvait dire, c'était que le ton de la conversation était houleux. Sursautant, Misa ne s'attendait absolument pas à ce genre de réaction, alors lorsqu'elle essaya de tendre l'oreille pour écouter, la brunette se mit à lui parler, ce qui l'empêcha de se concentrer sur la discussion et elle lui demanda de se taire mais sans effet.

Prunelle : Tu n'as jamais appris que ce n'est pas bien d'écouter aux portes, Misa.
Misa : Ferme-là ! Tu m'empêches d'entendre !
Prunelle : Tu ne dois pas espionner les autres comme ceci.
Misa : Je n'entend rien, alors arrête de me casser les oreilles avec tes remarques !
Prunelle : Tu imagines si il venait à ouvrir la porte et que tu es découverte.
Misa : Ferme là ! Comment veux-tu que j'écoute si j'ai une gamine qui ne cesse de me parler !
Prunelle : Tu m'as traité de quoi là ? Je n'en suis pas une alors retire ça tout de suite !
Misa : Arrête de jacasser comme une pie !
Prunelle : Tu n'as pas besoin d'écouter aux portes pour savoir ce qui se passe et si il avait voulu être entendu, il t'aurait demandé de l'accompagner à l'intérieur !
Misa : Ferme là ! J'entend absolument rien avec toi qui piaille à côté de moi !
Prunelle : Tu es gonflée de me sortir ce genre de réflexion !

Ne supportant plus les commentaires, la blondinette se releva, se dirigea vers elle pour lui attraper sa longue chevelure brune afin de la calmer, un coup bas que Prunelle n'apprécia pas et une fois de plus, elles se chamaillèrent encore pour peu de chose. Au même moment, à l'intérieur de la cabane la tension semblait retomber. Adossé contre le mur, ne cessant de fixer le plafond comme ci l'homme avait besoin de réfléchir, il sortit de son silence au bout de quelques minutes.

... : Pourquoi devrais-je accepter ? J'ai quitté le groupe pour éviter de me retrouver dans ce genre de situation et aujourd'hui, tu voudrais que je m'occupe de cette tâche.
Inconnu : Tu avais peut être tes raisons mais vois par toi même comment les choses évoluent ?
... : Je ne suis pas d'accord ! En plus, tu ne te rend pas compte de ce que tu me demandes de faire là.
Inconnu : Tu refuses ma proposition ?
... : Oui. Tu devrais trouver quelqu'un d'autre.
Inconnu : Dans ce cas, pourquoi es-tu venu à leur aide, Hugo ?
Hugo : J'ai dis que je refusais de m'occuper d'elles mais je n'allais pas les laisser se faire dévorer non plus.
Inconnu : Mais tu te contre dis tout seul. Tu prétend ne pas vouloir les aider en la formant mais tu la sauves de la mort dès qu'elle se retrouve en mauvaise posture, ne penses-tu pas que la situation est amusante ?
Hugo : Quoi ? Comment cela pourrait être drôle de donner des leçons à ses gamines ?
Inconnu : Tu as juste à la former elle mais l'autre, on s'en fiche complétement.
Hugo : Est-ce qu'au moins, je peux savoir le rôle qu'elle doit tenir dans tout ceci ?
Inconnu : Non. Ton refus d'empêche de connaître ce genre de détails et même si tu venais à accepter malgré tout, ton accréditation n'est pas assez élevé pour en connaître d'avantage sur le sujet.
Hugo : Admettons que je viens à la former que dois-je faire de l'autre gamine ?
Inconnu : Nourri la bête, livre là aux recruteurs ... Peu importe de son sort, on s'en fou royalement.
Hugo : Et lorsque sa formation sera achevée, comment te rejoindra-t-elle ?
Inconnu : Tu n'as pas à le savoir, ça ne te regarde en rien.
Hugo : Dans ce cas, je pense que je vais la former mais je ne la laisserai pas partir pour autant. Je ne suis peut être pas le meilleur professeur mais si j'ignore son rôle, elle demeurera à mes côtés.
Inconnu : Tu changes les données du contrat, ce n'est pas à toi de décider de ça !
Hugo : Si cela te pose un quelconque problème, tu sais ou me trouver.
Inconnu : Ne te crois pas au dessus des règles parce que tu ne vis plus avec nous !
Hugo : Je vais la former mais à ma manière et je pense que le résultat sera bien meilleure que les prédictions.

La discussion prit alors fin et Hugo se demanda si il avait vraiment l'étoffe pour la former. Prenant quelques instant pour trouver la bonne manière d'aborder le sujet, l'homme se tourna vers sa table et s'empara d'un panier contenant de nombreux fruits qu'il avait ramasser ces derniers temps, celui ci pensait pouvoir s'excuser pour son attitude froide mais lorsqu'il ouvrit la porte de sa demeure quelle ne fut pas sa surprise de les voir se disputer encore une fois. Soupirant, ses bonnes intentions se dissipèrent aussitôt et son rôle de formateur avec elle, s'annonçait extrêmement compliquer surtout avec son caractère et celui de son amie. D'ailleurs, celui ci se demandait bien ce qu'il allait pouvoir bien faire de cette encombrante gamine.

Hugo : Vous n'en avez pas marre de vous chamailler encore une fois ? Puisque vous avez de l'énergie à dépenser, je vais vous donner du travail et je ne veux aucunes disputes ou alors, vous passerez la nuit dehors.

Elles s'arrêtèrent aussitôt lorsque toutes les deux remarquèrent sa présence et elles se séparèrent se rejetant la responsabilité sur les épaules de l'autre. Depuis que Hugo avait fais leurs connaissances, sa vie tranquille dans cette forêt inhospitalière avait pris fin. En effet, leurs chamailleries pour des broutilles avaient remplacé ses journées de détente, loin du tumulte de la ville. Contraint de devoir s'occuper de ses deux gamines, il essaya de la former mais à chaque fois que celui ci en isolait une, l'autre intervenait, car elle s'ennuyait dans son coin. Du coup, celui ci changea sa méthode et il enseigna chaque leçon aux deux. Malheureusement pour lui, la situation se mua en une compétition farouche entre ses deux protégées.

Misa : Pourquoi fais-tu ça ? Tu ne vas pas le laisser te donner des ordres !
Prunelle : Je ne comprend pas ce qui te déplait dans ma manière de me tenir, Misa.
Misa : Tu n'arriveras jamais à toucher la cible en tenant ton arc de la sorte !

Sûre de sa précision, la blondinette décocha sa flèche sur la cible installée à dix mètres et manqua le centre pour peu de chose. Après sa performance, elle ne cessa de critiquer encore et toujours le positionnement de la brunette qui finissait par lâcher la corde et qui expédia la sienne au c½ur même du cercle, ce qui eut le don de la réjouir elle mais d'agacer son amie.

Misa : Simple coup de chance ! Recommence.

La deuxième tentative de chacune fut moins précise puisque Misa toucha le haut de la cible, manquant de peu d'embrocher un oiseau sur son passage mais elle se réjouissait d'avoir réussie son tir. Prunelle l'imita mais elle la toucha sur le bas, frôlant de peu le pauvre petit écureuil qui avait eu le malheur de traverser à ce moment là.

Prunelle : Attend ! Je vais voir si je ne l'ai pas blessé, Misa.
Misa : Ne ment pas ! Tu vas changer ta flèche pour me faire croire qu'elle est plus proche que la mienne !
Prunelle : Mais non, ce n'est même pas vrai ! Je vais juste m'assurer qu'il va bien.

A peine avait-elle avançait pour vérifier que le rongeur n'avait aucunes blessures qu'une flèche lui passa juste au dessus de sa tête, manquant de peu de l'harponner, ce qui eut pour effet de la faire réagir.

Prunelle : Tu es folle de me tirer comme un lapin, Misa !
Misa : Elle est passée à un bon mètre au dessus de ta tête, alors cesse de te plaindre !
Prunelle : Tu plaisantes ! Ta flèche a rasé mes cheveux et elle est passée à ça de ma chevelure !
Misa : Dégage de la cible, je tire la quatrième !
Prunelle : Attends ! Je suis encore dans ton champ de vision !

La brunette eut le réflexe de se baisser, passant proche de la catastrophe sur le coup. En effet, elle avait décoché sa quatrième flèche et celle ci semblait partir droit dans sa direction mais au dernier moment, elle fut détournée par une rafale de vent salvatrice.

Prunelle : Tu es cinglée ! J'ai failli me faire empailler !

Et comme d'habitude, la situation dégénéra entre les deux jeunes demoiselles. Ainsi, alors qu'elles se balança à distance des piques, leur professeur qui les regardait un petit peu plus loin se désespérer en les voyant se comporter comme deux gamines insouciantes. Soupirant, il dût s'approcher d'avantage pour les séparer et leur passer un énième sermon. L'apprentissage qui avait débuté depuis quelques heures, commençait déjà à lui courir sur le haricot. Du coup, pour les calmer, celui ci leurs donna un panier vide et leurs demanda de partir à la recherche de fruits pour le remplir mais pour leur donner une leçon, elles ne devaient prendre aucunes armes, ce qui ne les emballaient guerre. Contraintes de s'engager dans ce bois dangereux, dépourvues de moyens de défense, les deux amies s'éloignèrent lentement de lui mais une fois de plus, la compétition allait prendre le pas sur cette corvée.

Misa : Tu te rend compte que par ta faute, je suis obligée d'aller dans ce bois à la recherche de fruits !
Prunelle : Tu oublies que tu as failli me décapiter, alors si quelqu'un doit se plaindre, ce serait moi !
Misa : Tu n'avais rien à craindre, elle est passée à côté de toi d'un bon mètre !
Prunelle : Tu confonds un mètre avec un centimètre !
Misa : Tu exagères toujours, Prunelle !
Prunelle : Pourquoi vas-tu dans cette direction ?
Misa : Cela te pose un problème que je prenne ce chemin là !
Prunelle : Tu sais pourtant que ton sens de l'orientation n'est pas terrible" !
Misa : Je ne t'oblige pas à me suivre mais peut être as-tu peu de faire une mauvaise rencontre ?

L'exploration du coin fut faite dans une certaine agitation et alors qu'elles réglèrent leur compte à coups de piques, aucunes ne remarquèrent la présence d'une silhouette qui les observait. Soudain, un grondement se fit entendre, ce qui les firent sursauter l'une et l'autre. S'immobilisant, la brunette se retourna en premier, puis elle détala sur la gauche, ce qui ne laissait rien de bon présager.

Misa : Peureuse !

Seulement, lorsque le bruit devint de plus en plus proche, la blondinette se décida à son tour à se tourner afin de comprendre qui pouvait faire un tel raffut et là, son sang se glaça en voyant la créature fonçait droit sur elle. Prenant aussitôt ses jambes à son cou, celle ci chercha un endroit ou s'abriter mais la végétation n'était pas assez dense pour se fondre dans le décor et alors que la bête se rapprochait à grand pas, une forte rafale de vent la fit décoller du sol et la fit passer à quelques encablures des crocs acérés du prédateur qui rata de peu sa proie. Transportée dans un lieu plus sûre, Misa sentit de nouveau le sol sous ses pieds, ce qui la rassura. Se remettent doucement de ses émotions, elle découvrit alors son amie un peu plus loin, toute essoufflée.

Misa : Tu ne pouvais pas me dire que la bête était si proche ! A cause de toi, j'ai faillis me faire dévorer, alors ne compte plus sur moi pour te défendre contre qui que ce soit lorsque la situation s'envenimera !

Très remontée contre elle, la blondinette s'éloigna et l'abandonna dans ce coin du bois plus touffu. Visiblement, elle n'avait aucunes intentions de lui pardonner son attitude. De son côté, épuisée par l'effort, la brunette s'écroula à terre et essaya de reprendre son souffle. Soudain, une voix se fit entendre, ce qui ne manqua pas de la faire sursauter une nouvelle fois.

Inconnu : Chapeau, petite !
Prunelle : Qu'est-ce que vous me voulez ?
Inconnu : Tu ne manques pas de ressources et tu cours très vite pour une gamine !

Elle semblait perplexe par rapport à ces propos et alors que cet homme de forte corpulence, vêtue d'habits sombres, s'approcha lentement, Hugo débarqua et se positionna entre lui et sa protégée.

Inconnu : Tu es rapide, Hugo !
Hugo : Que viens-tu faire ici même ?
Inconnu : Je venais voir comment ton élève s'en sortait avec tes cours.
Hugo : Tu n'es pas le bienvenu dans cette forêt, alors déguerpis sur le camp !
Inconnu : Je ne vais pas rester longtemps mais j'étais passé pour voir si elle était prête.
Hugo : Qu'est-ce que cela peux te faire de connaître ce genre de détails ?
Inconnu : Ce n'était pas un test de l'envoyer affronter la bête !
Hugo : Veux-tu te mesurer à moi ou cherches-tu un moyen de me déstabiliser ?
Inconnu : Non, sans façon mais si j'ai un conseil à te donner se serait de rester sur tes gardes. Un jour ou l'autre, tu ne pourras pas la protéger et je serais là pour m'occuper d'elle !

Se retirant aussi soudainement qu'il était apparu, l'individu le laissa seul avec Prunelle qui semblait patauger dans la confusion la plus totale, alors qu'elle espérait une explication pour l'éclairer dans cette drôle d'histoire, son professeur demeura silencieux. Ainsi, il l'aida à se relever et la raccompagna jusqu'à sa bâtisse située à la lisière de la forêt.

Tags : Fiction #1 - Chapitre 02

Themys 13/05/2018


Création de Cleopatre-Atina

Née le 13 mai 1987, à côté de Langeais, en Touraine, une petite minette blanche à tâches noires quitta sa famille et se fit adopter par des personnes de passage dans le coin. Faisant connaissance rapidement avec ses nouveaux "maîtres", elle effectua le trajet du retour en leur compagnie jusqu'à son foyer, situer dans sa nouvelle région, la Picardie.

Dès son arrivée dans sa nouvelle demeure, un appartement du rez-de-chaussée, ce minet rencontra et il sympathisa avec Lady, un caniche noire et ils devinrent bien vite inséparable. A la recherche d'un nom, sa famille d'adoption la baptisa "Themys", un personnage féminin issue de l'½uvre "Ulysse 31" que les enfants suivaient à cette époque. Répondant rapidement à sa nouvelle appellation, elle prit ses marques au sein de son nouveau chez soi.

Câline et ronronnant dès que la minette était ravie, elle adorait par dessus tout, manger de la pâté et si parfois, Themys engloutissait celle du chien, par gourmandise, elle aimait ensuite se reposer sur un lit durant l'après-midi afin de faire sa petite sieste. Vif, ce chaton passait son temps aussi à observer par la fenêtre ce qui se déroulait et même si il laissait parfois l'impression de se désintéresser des oiseaux et autres petits rongeurs, ce n'était qu'une façade trompeuse.

Avec le temps, cette minette allait grandir et prendre un peu de poids. Ainsi, si durant les grandes vacances, elle partait avec ses "maîtres" jusqu'en Bretagne avec eux, elle adorait aussi se cacher une fois arriver au camping, ce qui mettait un petit peu d'animation pour la retrouver. Même si Themys préférait demeurait à l'intérieur, elle eut quelques expériences à l'extérieur comme une petite virée en laisse ou encore une escapade dans un moteur, s'en suivit une douche pour lui ôté cette couleur que celle ci avait hérité en s'engouffrant dedans.

Plus tard et avec les années qui s'écoulaient, le minet fit des sorties moins ponctuelles et fut placé en pension durant l'absence de sa famille d'adoption mais malgré leur absence, il savait se faire apprécier et cajoler notamment par la fille de la responsable des lieux qui agissait avec elle comme si c'était son chat. Son départ l'attrista mais ainsi était la vie.

Son existence riches en émotions et s'en encombre allaient pourtant être plus mouvementer par la suite, car des problèmes de santé récurent allait se succéder les uns après les autres. Malgré tout, cette minette continua de vivre aux côtés de ses "maîtres" mais le 11 mai 2004, dans la nuit, elle fut emportée par une crise cardiaque. Sa disparition laissa un grand vide dans les c½urs de sa famille d'adoption et même si physiquement Themys n'était plus là, son souvenir et ses instants partagés avec eux, demeuraient intacts. Ainsi, depuis le "Paradis des Chats", elle continuait de veiller sur les siens.

Tags : Blingee - Cadeau - Chat - Cleopatre-Atina - Souvenir - Themys1987

Aujourd'hui, deux ans déjà 12/05/2018


Aujourd'hui est un triste jour, car cela fais deux ans que mon père s'est éteint d'un mièlone, un cancer des os et même si il la combattu durant cinq longue années, j'ai toujours l'impression qu'hier encore on se parlait de nos expériences et de divers autres sujets.

A la base, je devais publier quelques chose d'autres mais lorsque je me suis rendu compte que c'était ce samedi 12 mai, j'ai décidé de faire cet article en souvenir de lui. Je tiens à présenter mes excuses pour le changement mais ce qui était prévue ce jour sera reportée à mercredi prochain.

Si tu veux bien, respecte une minute de silence en l'hommage de toutes les personnes qui s'en sont allées pour diverses raisons mais qui malgré leur absence physique demeurent dans nos c½urs.

Tags : Cimetière - Enterrement - Guy - Mon père - Souvenir

Chapitre 01 09/05/2018


Le temps s'était écoulé depuis que les deux amies s'étaient réfugiées dans ce petit recoin de la forêt afin d'échapper à leur poursuivant, au point qu'elles avaient perdu la notion du temps. Pourtant, en voyant la lumière disparaître progressivement, celles ci se disaient que leur salut viendrait de la tomber de la nuit, alors elles ne bougèrent pas d'un iota et attendit que l'obscurité s'intensifie. Lorsque se fut fait, Misa décida de s'aventurer à l'extérieur de sa planque et même si elle était assez hésitante dans ses mouvements, la blondinette s'extirpa de là et se dévoila. Le bois était redevenu silencieux, rien ne semblait bouger aux alentours, alors elle fit signe à Prunelle de l'imiter mais devant son refus catégorique de bouger, elle la menaça de l'abandonner seule dans ce lieu inhospitalier. Il n'en fallut pas plus pour que la brunette accepta de la suivre, l'idée de s'imaginer isolée ne l'emballait guerre et se fut sa motivation pour l'accompagner vers une destination qui lui était encore inconnue.

Avancent toujours dans la crainte de faire une mauvaise rencontre, les deux jeunes demoiselles poursuivirent l'exploration de cette forêt et bien que l'aller semblait être rapide pour pénétrer à l'intérieur, le chemin du retour s'avérait être nettement plus long. En même temps, cette peur continuait d'occuper leur esprit et leur progression fut d'avantage plus lente. Ainsi, elles marchèrent inlassablement dans le noir à la recherche de cette fameuse sortie qui leur sauverait leur peau, oubliant complétement le tumulte de l'extérieur qui les avaient poussé à entrer dans ce lieu. Au bout d'un moment plutôt long, les deux amies arrivèrent enfin à apercevoir le fond de ce bois, un grand soulagement les gagna et elles s'empressèrent d'accélérer le pas pour s'extirper de là mais une fois arriver à destination, elles se rendirent compte qu'il ne s'agissait pas de la fin de leur calvaire, car celles ci n'avaient fais que tourner en rond et elles se retrouvèrent une fois de plus au c½ur même de cet endroit, là ou le sang séché par la nuit couvrait le sol et ou les arbres avaient été déracinés. La brunette constata avec horreur qu'en essayant de fuir cette bête, elle n'avait cessé de repousser l'inévitable alors lorsque la blondinette lui demanda de se remettre en route, elle refusa catégoriquement, ce qui avait le don d'agacer son amie qui ne se priva pas pour le lui dire.

Misa : Arrête de discuter et bouge de là !

Ses paroles étaient peut être brusques mais que pouvait-elle dire d'autres dans pareille situation ? Cependant, en la voyant rester comme un piquer au milieu de tout ça, cette attitude la faisait sortir de ses gongs et Misa décida d'agir plus tôt que de parler dans le vide. Tout en s'approchant, elle lui attrapa le bras et la tira mais rien n'y faisait et Prunelle demeura inlassablement figer surplace comme tétanisée par ses émotions. Pourquoi refusait-elle de la suivre ?

Misa : Ecoute ! Tu vas me faire le plaisir de bouger de là avant que cette créature ne passe par ici. Tu imagines ce qui se déroulerait si elle viendrait à débarquer ? A y regarder de plus prêt, je dirais que cet endroit est son nid. Or, quelques soit son espèce, elle finira par revenir et dévorera toutes les personnes se trouvent là, à savoir toi et moi !

Ses propos avaient du sens mais malgré tout, la brunette refusait de se déplacer ne serait-ce d'un iota ? Ce comportement vis-à-vis d'elle l'exaspérer au plus haut point, alors la blondinette décida de lui faire face afin de lui dire ses quatre vérités, un moyen efficace pour obliger quelqu'un à écouter même quand il n'en avait pas envie. Cependant, cette méthode ne fut pas employer, car lorsqu'elle se tourna, son sang se glaça en découvrant que cette bête se trouvait juste là, sous son regard. A cet instant, elle comprit pourquoi son amie s'était tue et demeurait muette. Paralysée à son tour par la réalité, les deux jeunes demoiselles demeuraient immobile, n'osant absolument pas bouger de peur de connaître le même sort que toutes ces personnes déchiquetées par la mâchoire de la créature. Leurs yeux ne pouvaient plus se décrocher de son immense corpulence, car en plus de mesurer aux environs de dix mètres, elles possédaient deux grandes pattes postérieures extrêmement musclés, celles à l'avant étaient plus petites mais elles avaient des griffes suffisamment acérées pour ouvrir un être vivant avec une grande facilité et comme ci tout cela ne suffisait pas, ses crocs étaient grands, recouverts de rouge, probablement du sang de ses victimes précédentes et ils étaient aussi dangereux que des limes à rasoirs aiguisées. Quand à son regard, il était aussi menacent qu'un prédateur sur le point de passer à l'acte. Soudain, sans prévenir, un nuage de fumée se répandit entre lui et elles. Dans la confusion, une main agrippa leurs manches et elles se mirent à la suivre sans se poser de questions.

Contraintes et forcées d'inhaler ce gaz, les deux amies furent prises par une toux, ce qui les contraignirent à s'arrêter un petit peu plus loin afin de récupérer. Certes, elles étaient parvenues à s'extraire du nid de la bête mais avaient-elles bien fais de suivre cet inconnu ? Tout en se jetant un coup d'½il pour s'assurer que l'autre était belle et bien présente, celles ci se tournèrent vers lui mais leur surprise fut grande en découvrant l'identité de leur bienfaiteur. En effet, sous leurs prunelles se trouvaient un homme assez maigre et vêtue d'étranges habits, il portait une espèce de sacoche et en sortit une bouteille d'eau pour se rafraichir. Puis se désaltéra sans leurs proposer la moindre goutte. Ensuite, tout en la rangeant soigneusement, celui ci reprit sa route, sans se soucier d'être suivit ou non ? Quelques peu vexée d'être oublier de la sorte, la blondinette se rapprocha de lui pour l'attraper par l'épaule mais avant d'avoir eu le temps de comprendre ce qui se passait, elle se retrouva valsant dans les airs et sa chute fut quelques peu douloureuse au moment de l'atterrissage. Témoin privilégier de la scène, la brunette alla aussitôt à son chevet afin de prendre de ses nouvelles et en la voyant se redresser, elle fut soulagée de la savoir saine et sauve. Habituellement réservée, Prunelle ne pouvait tolérer un tel comportement et ne se priva pas pour le faire savoir.

Prunelle : Pourquoi avez-vous fais tomber mon amie ?

Sa réaction ne fut pas tendre avec elle.

... : Je pense que tu as mal vu ce qui viens de se produite. Ta prétendue amie s'est vautrée maladroitement dans l'herbe et je n'y peux rien si elle ne tient pas sur ses jambes. En même temps, puisque tu abordes le sujet des questions, je me demandais ce que deux gamines pouvaient bien faire dans cet endroit si dangereux ? Je suppose que vous veniez du village d'à côté, celui qui tomba sous l'autorité des recruteurs mais franchement, comment peut-on être aussi stupide pour se réfugier ici, alors que dehors il est toujours possible de survivre" ?

Ces paroles prononcées n'étaient pas du goût de Misa qui n'appréciait pas un seul instant d'être comparer à une gamine. Certes, qu'il attaqua l'autre, ça ne lui faisait ni chaud, ni froid mais là, celui ci avait osé la mettre dans le même sac et en plus, il n'avait pas hésité à l'expédier au tapis tout en prétextant qu'elle ne tenait pas sur ses pieds. S'en était trop pour demeurer silencieuse.

Misa : Hé le grincheux ! Je ne t'ai pas demandé ton aide et depuis quand tu joues les gros bras alors que tu es tout maigre ? C'était sympa d'intervenir mais ça ne te laisse pas le droit de me traiter de gamine !
Prunelle : Il m'a aussi appelé comme ceci, tu sais, Misa.
Misa : Je me fiche de savoir que tu es une gamine mais moi, je n'en suis pas une !
Prunelle : Tu insinues que la remarque désagréable dont je suis victime ne te fait ni chaud, ni froid ?
Misa : Ecoute Prunelle ! Je parle au gringalet devant moi et non, à toi !
Prunelle : Oui mais ce n'est pas une raison pour me crier dessus.
Misa : Tu la ferme ! Je parle au moucheron devant moi qui ne propose même pas un rafraichissement à une demoiselle en détresse !
Prunelle : Moi ?
Misa : Non ! Moi, andouille !
Prunelle : Quoi ? Comment m'as-tu appelé, Misa ?
Misa : Tu es une andouille peureuse que je suis obligée de me farcir depuis que je te connais !
Prunelle : Parce que tu crois que tu es mieux avec ton sens de l'orientation déplorable ?
Misa : Qu'entends-tu par là ?
Prunelle : Tu sais bien !
Misa : Non, je ne vois pas l'allusion !
Prunelle : Au lieu de sortir de cette maudite forêt, tu nous as ramené droit dans le nid de la créature !
Misa : Comment voulais-tu que je me repaire dans ce bois ? Tout se ressemble !
Prunelle : Tu n'as même pas cherché à me consulter pour connaître la direction à prendre !
Misa : Comme si j'allais demander à quelqu'un apeurer ma route et puis, je ne t'ai pas obliger à me suivre !

Assistant à la querelle des jeunes demoiselles, leur bienfaiteur aurait pu se retirer dans le plus grand anonymat mais vivant seul dans cette forêt depuis des lustres, il semblait apprécier de voir un combat entre elles qui semblait s'apprécier au début mais en les voyant se balançaient des remarques plus blessantes les unes des autres, il ne put s'empêcher d'éclater de rire, ce qui mit fin à l'altercation.

Prunelle : Qu'est-ce qui vous fais rire ?
... : Franchement ! Vous êtes marrantes toutes les deux.
Prunelle : Il dit que l'on est marrant, Misa mais pourquoi dit-il ceci ?
Misa : Mais je n'ai pas besoin d'un perroquet, j'ai mes oreilles pour entendre ses propos !
... : Si ces pies ont finis de se chercher des noises, il faudrait avancer avant que la bête ne nous rattrape.
Misa : Une minute ! Pourquoi devrions-nous suivre un inconnu dans ces bois ?
Prunelle : Maintenant, tu parles en mon nom, Misa !
Misa : La ferme ! Je parle au gringalet devant moi, alors tais-toi !
Prunelle : Je ne suis pas ton souffre-douleur, je te fais remarquer et arrête de parler pour moi, j'ai une langue !

La querelle reprit de plus belle entre la brunette et la blondinette, au point de se lancer de nouveaux des piques plus virulent les uns des autres. Cette situation avait le don d'agacer leur bienfaiteur qui décida de sceller tout ceci en les bâillonnent et en les attachant de telle manière qu'aucunes des deux ne pouvaient plus s'exprimer. Enfin, elles pouvaient quand même se faire des croche-pieds ou s'échanger des coups avec leurs jambes mais ça, il ne pouvait pas les attacher sous peine de devoir se trimballer deux corps extrêmement encombrant. Ainsi, il reprit la route avec ces deux prisonnières jusqu'à sa demeure situer au bord de la forêt..

Tags : Fiction #1 - Chapitre 01

Anniversaire de ma mère 06/05/2018

Anniversaire de ma mère

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma mère qui célèbre ses 68 ans et à cette occasion, j'ai décidé de faire cet article pour "partager" ce jour avec toi et tou(te)s mes ami(e)s. J'espère que tu passeras une belle journée et une agréable soirée.


Anniversaire de ma mère

Pour celles ou pour ceux qui souhaitent le lui souhaiter directement, je met ci dessous un lien vers chacun de ses blogs :

Tags : Anita - Anniversaire - Ma mère

Chipie 05/05/2018


Née le 5 mai 2004, Chipie est une minette blanche, belge et grise. Câline et craintive, elle est une chasseuse redoutable et préfère ramenait des mulots plutôt que des oiseaux. Adorant les croquettes et surtout la pâté, ce minet aime se reposer sur les lits ou dans un panier confortable, elle profite aussi du jardin pour se promener tranquillement dedans. Dans sa jeunesse, grimper en hauteur était son passe-temps que ce soit sur les armoires, les bibliothèques, les barres de rideaux et d'autres meubles. Très agile, elle l'est d'ailleurs encore aujourd'hui.

Depuis l'année dernière, environ un an, Chipie a hérité d'un élève turbulent au début mais même si la transmission de son savoir ne fut pas de tout repos (elle a été formé par Berlioz), elle est parvenue à le calmer avec le temps. Ainsi, quand il se fait désirer pour rentrer chez lui le soir, c'est celle ci qui vient nous (ma mère et moi) voir pour que l'on puisse le faire rentrer, l'instinct maternel (je suppose).

Tags : Anniversaire - Chat - Chipie

Prologue 02/05/2018


Dans un monde lointain, très lointain, l'instabilité qui régnait à cause des diverses ambitions de ses souverains, plongeait tous les royaumes dans une guerre incessante. Désireux d'agrandir l'étendue de son territoire, certains chefs n'hésitaient pas à recruter comme soldats des villageois qui n'aspiraient qu'à vivre tranquillement loin du tumulte des batailles mais les hommes et les femmes se trouvant aux pouvoirs, se fichaient éperdument de leur état d'âme. Ainsi, ils leurs laissèrent un choix qui n'en était pas un. En effet, en s'enrôlant, chaque combattant pouvait voir sa famille mise à l'abri du besoin mais était-ce bien la réalité ? Personne ne se poser la question au début et beaucoup s'inscrivaient dans l'espoir que ces promesses étaient tenues par les recruteurs. Pourtant, une petite fronde menée par certains leaders se fit entendre et devant la mobilisation qui s'en suivit, les hauts responsables allaient changer leur fusil d'épaule. De se fait, ceux ou celles qui venaient s'engager avaient la possibilité de refuser mais dans ce cas, ils devaient assister sous leurs yeux à l'extermination de leur propre famille et en se retrouvant seul, ils n'avaient plus qu'un seul recourt, prendre part à ce conflit pour oublier leur chagrin.

Dans un village éloigné de la capitale, la vie était toujours agréable et les habitants ne semblaient pas se soucier de ce que d'autres pouvaient vivre. Certes, quelques uns craignaient tout de même de voir leur existence s'interrompt devant l'étalement de cette guerre mais ceux qui ne partageaient pas cette opinion leur riaient au nez. Ils étaient évident à leurs yeux que jamais un tel scénario allait se propager dans tout le royaume mais c'était sans compter sur les recruteurs qui se devaient d'amasser encore et toujours plus de combattants pour garder leur statut auprès de ses chefs assoiffés de pouvoirs. Se fut de cette manière qu'un camp de cadets vit le jour dans cet endroit reculé. En enrôlant des jeunes individus, ils se disaient que ces novices dans le combat qui étaient trop tendres pour s'opposer au régime en place, allaient s'exécuter sans opposer la moindre résistance et devant les menaces de s'occuper de leurs proches, aucun n'osa se rebeller contre eux. Ainsi, en peu de temps, tous les adolescents qui rêvaient d'une autre vie calme et prospèrent, furent engagés dans les rangs de l'armée et l'apprentissage était extrêmement sévère pour les former à se battre afin de défendre leur emblème. Pourtant, une toute petite et infime poignet d'entre eux était parvenue à passer entre les mailles du filets mais cet acte n'était pas délibéré. En effet, travaillant dans les champs voisins, elle avait pu trouver refuge dans un petit sous bois, si profond qu'aucun individu ne voulait si introduire à cause de cette rumeur qui faisait état de la présence d'une bête assoiffée de sang et qui dévorait tout ceux qui avaient le malheur de si rendre. Certes, au moment de pénétrer dedans, un certain malaise avait envahi leur c½ur mais que pouvaient-ils faire autrement ? En retournant au village, ceux ci auraient probablement enrôler de force, alors ils n'avaient pas d'autres opportunités que de tenter leur chance dans cette mystérieuse forêt. Se fut de cette façon que leur vie bascula, car au sein même de cet amas d'arbres, leur découverte allait changer à jamais leur existence.

En explorant les lieux, les deux jeunes rescapés arrivèrent au c½ur même du bois et se retrouvèrent paralysés par l'horreur qui se déroulait sous leurs yeux. En effet, l'endroit était immaculé d'un liquide rouge qui était présent sur le sol mais aussi sur les quelques troncs d'arbres qui demeuraient encore debout. Certains d'entre eux avaient été arrachés de leur racine et gisaient à terre, pour d'autres s'étaient seulement de petites brindilles qui leurs restaient comme ci une force dévastatrice avait agi et s'en était donné à c½ur joie dans leur destruction. Témoin de se carnage, l'une des membres du groupe décida de bouger afin de s'éloigner de ce lieu macabre mais elle ne pouvait s'en allait en laissant l'autre sur place. Ainsi, en voyant la petite brunette qui possédait de longs cheveux bruns figée, elle s'approcha et déposa sa main sur son épaule mais au lieu de la rassurer par ce geste, celle ci la fit au contraire crier de peur. Prunelle ne s'attendait pas du tout à ceci et sa réaction était plus que compréhensible mais en agissant de la sorte, elle signala sa présence et se sentit encore plus terrifier par son attitude. Sentant les larmes coulaient le long de son visage, sa tête se tourna afin rechercher une silhouette non amicale mais en dehors d'elle et de Misa qui était positionnée à ses côtés, il n'y avait personnes d'autres dans les alentours et se fut à cet instant là qu'elle l'entendit prononcer ces quelques mots.

Misa : Calme toi !

Prunelle savait que ces paroles dites avec confiance, étaient pour son bien mais il était difficile d'y croire, car son imagination était déjà à l'½uvre et les quelques amas d'os qui étaient disséminés un peu partout l'avait plongé dans le désarroi le plus total. Ainsi, elle pensait que seul un prédateur grand, avec des pattes et des griffes acérées pouvaient être à l'origine de tout ça. Tout en observant la scène, celle ci se disait que sa mâchoire devait être sacrément puissante pour détruire de la sorte ces troncs maintenus dans le sol avec leurs racines. Le tableau n'était pas joli à ses yeux et comment pouvait-il l'être en même temps ? De son côté, Misa qui était en tout point identique à la brunette si ce n'était la couleur de sa chevelure blonde comme les blés, sortit elle aussi de sa réflexion, celle ci avait beau eu l'idée de prononcer ses mots, son cerveau s'était également mis à réfléchir sur cette créature. Pourtant, malgré la crainte, elle se décida enfin à avancer droit devant vers un corps qui gisait à terre et entouré de ce liquide rougissant. S'accroupissant, il ne restait plus grand chose de ce malheureux. En effet, ses membres inférieurs lui avaient été ôtés et sur son visage, elle pouvait lire la terreur qui était probablement le moment sa vie lui fut arrachée.

Soudain, un bruit assourdissant se fit entendre, ce qui eut pour conséquence de glacer le sang des deux demoiselles. L'une après l'autre, elles se tournèrent et se mirent à regarder en arrières, tout en espérant qu'il ne s'agissait que du vent qui s'engouffrait dans le sous-bois mais rapidement, celles ci réalisèrent qu'il n'en était rien. Au loin, quelques chose semblait se rapprocher à une très grande vitesse, alors au lieu d'attendre pour la distinguer, elles s'empressèrent de filer le plus rapidement possibles. A la recherche d'un refuge de fortune pour échapper à leur poursuivant, Misa remarqua un petit enfoncement et s'y précipita, elle profita de ses courbes fines pour s'engouffrer dedans. Légèrement en retrait, Prunelle qui semblait complétement perdue, passa prêt d'elle et fut attirée à l'intérieur. Bien sûre, celle ci était sur le point de crier en croyant avoir été choppée par cette bête mais elle réalisa qu'il ne s'agissait que de la blondinette qui avait déposé sa main sur sa bouche pour empêcher tous sons de sortir de sa bouche. Reculant un maximum pour ne pas être découverte pour ne pas être vue, elles demeurèrent de longues minutes ou peut être de nombreuses heures dans ce petit recoin.

Tags : Fiction #1 - Prologue